Les Shoes

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LA CHAUSSURE CULTURELLE


Certaines chaussures sont étroitement liées à des cultures ou des pays :

  • la Barka Shoes
  • l' Espa Shoes
  • la Cali Shoes
  • la Ghilli Shoes
  • la Poulain' Shoes
  • la Sabot' Shoes
  • la Wara Shoes
  • la Zôri Shoes

la Barka Shoes


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L'abarka est le soulier souple traditionnel des Pyrénées. Elle est constituée d'un chausson réalisé en une seule pièce de cuir que l'on noue par des lacets en laine tressée montant sur les chaussettes.
Elles ont été supplantées par les espadrilles et par les sandales en caoutchouc pour les activités agricoles, mais restent utilisées pour la danse.
Le nom espagnol de l'espadrille, alpargata, est un dérivé mozarabe de abarka.

l' Espa Shoes


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Une espadrille (déformation de l'occitan espartilha, variante de espartiña, espartenya, de spart) est une chaussure légère en toile avec une semelle en corde de chanvre tressée.
Ces sandales d'origine pyrénéenne sont très populaires sur les deux versants de la chaîne, de la Catalogne au Pays basque, où elles ont supplanté la traditionnelle abarka.
L'espadrille apparait en 1890. « Chaussure de paysan à l’origine, l’espadrille fut portée par les troupes légères de la couronne catalano-aragonaise, et, en 1964, imposée par décret royal à l’infanterie espagnole ».
Des personnes célèbres ont porté des espadrilles, mais cette chaussure légère et robuste fut le sujet de railleries dans un sketch des Nuls ("en espadrilles t'as l'air d'un con"). Néanmoins, l'espadrille revient à la mode.
En Catalogne, où des descriptions et des illustrations montrent son existence depuis le Moyen-Âge, l'espadrille se porte avec de longs lacets noués autour de la cheville. Elle reçoit des noms différents suivant la couleur employée et suivant la disposition du tissage, la plus courante étant espardenya. En Catalogne Nord, (Pyrénées-Orientales), on l'appelle vigatana. Jusqu'au milieu du XXème siècle, elle servait à tous les moments de la vie, aussi bien pour travailler la terre, pour aller danser, pour marcher en montagne que pour jouer au rugby. Salvador Dalí apparait chaussé d'espadrilles catalanes sur de nombreuses photographies. Aujourd'hui encore elle font partie intégrante de l'uniforme de gala (utilisé pour les céromonies protocolaires) de la police autonome de Catalogne, les Mossos d'Esquadra (elles sont alors de couleur bleue).
Une durée de vie de quelques mois à peine est la principale faiblesse de l'espadrille ; elle est devenue aujourd'hui inadaptée à la marche. Beaucoup, dans le sud-ouest, la considérent comme la tong d'antan, qu'on rachète chaque année avec plaisir aux premiers rayons de soleil.
Mauléon-Licharre en Soule (Pyrénées-Atlantiques) en est la capitale au Pays basque.
(astuce: Gaston Lagaffe, le héros de bande dessinée, porte des espadrilles très usées.)

la Cali Shoes


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Les caligæ (le singulier est caliga) sont les sandales lacées, faites de lanières de cuir, portées par les Romains. Elles remontent sur la cheville et sont généralement ouvertes au bout laissant les doigts de pied à l'air. Celles des soldats étaient cloutées et comportaient plusieurs semelles.
Certaines étaient constituées dans une seule et même pièce de cuir découpée.
Elles sont parfaitement connues, puisque représentées sur de nombreuses statues.
De plus, les découvertes archéologiques en ont livré nombre d'exemplaires, parfois en excellent état de conservation.
(astuce: Le nom de l'empereur Caligula est un sobriquet militaire, diminutif de caliga, qui signifie donc "sandalette".)

la Ghilli shoes


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Les ghillies ou soft shoes sont des chaussons utilisés en danse irlandaise et écossaise.
En Irlande, les ghillies ne sont portées que par les femmes, les hommes portant des chaussons proches des chaussons de jazz (reel shoes).
Les ghillies ressemblent un peu aux chaussons de danse classique. Elles sont en cuir très souple, noires. Le dessus est lacé des orteils à la cheville, laissant largement apparaître les chaussettes (ou les bas).

la Poulain' Shoes


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La poulaine est une chaussure du Moyen Âge (XIVe siècle) autant pour les femmes que pour les hommes.
C'est une chaussure allongée, à l'extrémité pointue mesurant jusqu'à 50 cm, généralement relevée. Plus la longueur de la pointe était grande plus l'on appartenait à une classe sociale élevée et pour les rois la taille de l'extrémité pouvait être aussi grande que voulu. Le bout est rembourré de mousse ou chanvre pour la rigidité de la pointe.
(astuce: Le clergé réprouvait ces chaussures car très vite le bout pointu de la poulaine a commencé à avoir une nouvelle fonction,relever la robe de la damoiselle assise en face, pouvant ainsi la faire remonter autant que cela lui était permis... ce qui est bien à l'encontre des principes de l'église!)

la Sabot' Shoes


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Un sabot est un type de chaussures taillé dans un morceau de bois. Les essences utilisées varient selon les régions. Dans le nord de la France, on utilisait surtout le peuplier, en Ardenne belge le hêtre, en Flandre et en Hollande le saule et l'aulne. L’orme et le frêne étaient également fréquemment utilisés. Le maintien du sabot se fait avec une lanière (bride), généralement en cuir.
Les personnes qui fabriquent des sabots sont appelées sabotiers. Ceux-ci étaient spécialisés : les planeurs façonnaient l'extérieur du sabot et les creuseurs réalisaient l'intérieur.

la Wara Shoes


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Les waraji sont des sandales japonaises faites de corde de paille de riz. Elles sont composées d'une semelle et de lanières de corde, les lanières servant au laçage qui se fait autour de la cheville.
Dans le Japon ancien, les waraji étaient les chaussures du peuple. Solidement arrimées au pied, séchant vite, elles permettaient de marcher dans les rizières. Du fait de leur faible coût et de leur solidité, elles étaient également appréciées par les moines bouddhistes ainsi que par les samouraïs qui avaient à parcourir de longues distances à pied. Il existait également des modèles destinés aux chevaux.
Aujourd'hui, elles ne sont plus guère portées que par les moines.

la Zôri Shoes


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Cette chaussure japonaise est formée d'une semelle plate et de deux lanières rondes passant entre le gros orteil et le second orteil, puis se séparant pour s'arrimer sur le côté de la semelle aux trois quarts de sa longueur. Les zori sont souvent portées avec des chaussettes séparant le gros orteil des autres orteils, les tabi.
Traditionnellement, la semelle supérieure des était faite de paille de riz. Les brins sont disposés transversalement, puis attachés par des fils courant sur la longueur de la semelle, une technique comparable à celle employée pour la confection des tatamis. Les lanières sont le plus souvent en velours. La semelle inférieure, cousue à la paille, était généralement en cuir. Aujourd'hui, il est toujours possible de trouver des à semelle de paille. La semelle inférieure est généralement en caoutchouc ou en plastique.
Grâce aux matériaux modernes, il existe une grande variété de modèles, le plus souvent à base de caoutchouc recouvert de plastique brillant (imitant quelque peu la laque), avec des hauteurs de semelles variées.
Peu coûteuses, séchant rapidement et permettant la circulation de l'air autour des pieds, les zôris sont adaptées au climat du Japon. Elles permettent en outre de se déchausser rapidement en entrant dans les bâtiments traditionnels ou dans les logements.
Les zôris à semelle de paille ne sont plus guère portées qu'à la campagne ou dans le cadre des arts martiaux, pour éviter de se salir les pieds durant le trajet entre le vestiaire et le tatami. Les zôris contemporaines, portées avec des tabi en général blanches, sont en revanche l'accessoire indispensable du costume traditionnel (improprement appelé en Europe kimono) porté dans les grandes occasions, voire dans la vie quotidienne, spécialement par les femmes âgées, peu habituées aux chaussures fermées.





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